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Le masque peut être "un message de couleur, comme un sourire" selon une créatrice francilienne

Le masque peut être "un message de couleur, comme un sourire" selon une créatrice francilienne
23/06/2022

Le masque peut être "un message de couleur, comme un sourire" selon une créatrice francilienne

  • Par hggfd
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Culture - Loisirs
-
ParThomas Giraudeau, France Bleu Paris
Paris

Alors que le port du masque est de nouveau obligatoire à l'extérieur, en ce début d'année 2022, dans une grande partie de l'Île-de-France, des Parisiens choisissent des motifs originaux, fleuris ou très colorés, pour se démarquer et montrer un trait de leur personnalité.

La créatrice a confectionné une cinquantaine de masques différents, lavables, et labellisés Afnor et de catégorie 1. Ses masques en coton imprimé filtrent au moins 90% des microparticules, autant que les masques chirurgicaux.

Le masque peut être

Anne Elisabeth dit en avoir vendu plusieurs milliers, dont un certain nombre auprès de ses clientes à l'étranger, aux États-Unis et même en Australie.

Un masque, beau ou original, est "comme un sourire, on a envie de savoir qui se cache derrière, qui est la personne qui le porte", estime la créatrice francilienne. "Imaginez quand il ne fait pas beau. Le bitume, le ciel gris plombant et les vestiaires noirs. _Un masque peut être un rayon de soleil !_"

"Le chirurgical, je ne peux plus le voir en peinture"

Devant l'entrée du musée Pompidou, Stéphanie arbore ainsi un masque vert kaki, assorti à son manteau. "Je travaille à l'hôpital, donc le masque chirurgical, bleu pâle que vous portez, je ne peux plus le voir en peinture !", explique-t-elle. "Alors quand je sors, que je fais des visites de musées, _j'en mets d'autres, plus originaux, colorés_. Quitte à être obligés d'en porter, autant qu'ils soient sympas."

Ils permettent de "créer un lien, on nous demande où on l'a trouvé, pourquoi on le met", assurent Charline et Mathilde, masques fleuris bleus et noirs. Les deux jeunes femmes en ont cinq ou six différents chez elles, certains "avec des paillettes". "Pendant les fêtes, je voyais un certain nombre de personnes avec des masques de Noël", raconte Mathilde.

Cyril, lui, a voulu "adapter cette règlementation obligatoire à [son] identité", et essaie d'en mettre un en accord avec sa tenue. Mais ce quadragénaire parisien ne considère pas le masque comme un accessoire de mode. Cela signifierait qu'il est "entré dans les mœurs, et surtout qu'on doit le porter pendant des années", estime-t-il.

De même pour la créatrice Anne Elisabeth qui avoue préférer confectionner foulards, écharpes et robes plutôt que des masques.