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Justice. Dans l'Orne, le couple se sépare, il réclame un rapport anal en guise de cadeau de départ

Justice. Dans l'Orne, le couple se sépare, il réclame un rapport anal en guise de cadeau de départ
06/06/2022

Justice. Dans l'Orne, le couple se sépare, il réclame un rapport anal en guise de cadeau de départ

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Par Rédaction JOPublié le
Le Journal de l'Orne
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Six mois de prison pour agression sexuelle et violences commises sur son ex-conjointe ont été prononcé ce mardi 21 septembre 2021 contre cet habitant de Putanges-le-Lac (Orne), par le tribunal judiciaire d’Argentan.Justice. Dans l'Orne, le couple se sépare, il réclame un rapport anal en guise de cadeau de départ Justice. Dans l'Orne, le couple se sépare, il réclame un rapport anal en guise de cadeau de départ

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Le 27 mai 2021, les gendarmes sont appelés par une femme qui signale que sa fille est victime de violences physiques et psychologiques et que ses affaires ont été jetées par la fenêtre.

Sur place, ils constatent effectivement la présence d’affaires et apprennent que cette jeune femme a été victime de violences et d’une agression sexuelle de la part de son compagnon.

Le couple est en cours de séparation mais vit encore ensemble dans l’attente de trouver un logement.

Des rapports sexuels pour avoir la paix

Elle avoue avoir encore des rapports sexuels avec son ex-compagnon pour avoir la paix et c’est la seule fois qu’il l’a agressée sexuellement.

Cependant, les disputes devenaient de plus en plus fréquentes.

Dernièrement, en présence de leurs deux enfants âgés de 3 et 7 ans et de sa belle-sœur, il s’est énervé, lui a serré le cou avant de la pousser au sol.

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Examinée, elle se verra -+*une ITT de trois jours (interruption temporaire de travail).

Elle explique que ce soir-là il a réclamé une relation sexuelle qu’elle refusait et insistait pour avoir une relation anale en guise de « cadeau de départ ».

Ne lui cédant pas, il la retourne, s’assoit sur elle et se masturbe jusqu’à éjaculer sur son ventre.

Interpellé, il reconnaît en partie les faits, admet avoir été violent mais sans aucune brutalité.

Il explique que, bien qu’ils soient en cours de séparation, ils ont encore deux à trois rapports par semaine.

Il s’est masturbé sur elle

L’Ornais affirme qu’il ne l’a jamais forcée même s’il reconnaît avoir été insistant, selon lui : « l’appétit vient en mangeant ».

Comme elle se refusait à lui, il s’est masturbé sur elle et lui a fait « la peinture » selon son expression.

C’est en short et en tee-shirt que le prévenu, un homme de 30 ans demeurant à Chênedouit, nouvelle commune de Putanges-le-Lac, se présente ce mardi 21 septembre 2021 à la barre du tribunal judiciaire d’Argentan.

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Les propos qu’il tiendra sont qualifiés d’affligeants par l’ensemble du tribunal.

Pour lui, les faits de violences sont liés au partage de la maison qui avait déjà été fait mais que tous les jours elle en rajoutait.

Il reconnaît lui avoir tenu le cou mais ne pas l’avoir serrée.

Il justifie cette violence « pour la remettre en ligne » : « Elle a fait n’importe quoi, elle voulait tout prendre dans la maison. Il n’y avait plus rien à en tirer, elle était dans son monde. »

« Elle fait la feuille morte depuis quatre ans »

Quant à l’agression sexuelle, il indique qu’elle ne l’a pas repoussé, elle ne lui a rien dit :

« Depuis quatre ans elle n’avait plus envie, elle faisait ça par dépit. Elle faisait la feuille morte. »

Selon ses propos, c’est lui, la victime, il n’y a aucune remise en question.

« Le NON, elle vous l’avait clairement exprimé ce soir-là ? », lui demande la procureure de la République ?

« Oui », répond-il.

Pour le ministère public, « ces propos sont affligeants et ses quatre mois de contrôle judiciaire n’ont absolument rien changé sur le comportement de cet homme. Il lui impose un acte sexuel alors qu’elle l’a clairement refusé ».

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Les faits de violence sont également matérialisés et elle requiert, en répression, une peine de 12 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans avec interdiction de contact et de paraître au domicile de la victime, de suivre des soins et de rembourser les sommes dues au trésor public.

Après en avoir délibéré, le tribunal déclare le prévenu coupable de l’ensemble des faits et le condamne à une peine de dix-huit mois d’emprisonnement dont douze mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans avec l’obligation de soins et l’interdiction de paraître au domicile de la victime et d’entrer en contact avec elle sauf pour le seul exercice des droits parentaux.

Inscription au FIJAIS

Il devra, en outre, effectuer un stage de sensibilisation à la prévention des violences au sein du couple et ordonne son inscription au FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).

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