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Faut-il être mal habillé pour sauver la planète ? Thomas VDB nous répond (c’est oui)

Faut-il être mal habillé pour sauver la planète ? Thomas VDB nous répond (c’est oui)
28/09/2022

Faut-il être mal habillé pour sauver la planète ? Thomas VDB nous répond (c’est oui)

  • Par hggfd
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Un jour, Thomas VDB a fait le « connard à la télé » – c’est lui qui le dit. Dans un élan militant qui l’étonne a posteriori, il a annoncé que les Français prenaient un peu trop l’avion et qu’on pouvait bien renoncer à connaître la Thaïlande sans avoir le sentiment de rater sa vie.

Peu de temps après cette déclaration, le comédien a eu besoin, professionnellement, de prendre l’avion… Le voilà donc qui rase les murs de l’aéroport, se cachant « derrière les Toblerone ». Naturellement, un fan le reconnaît illico, et lui rappelle ses leçons télévisées. Thomas VDB se résout alors à sortir l’arme de conviction massive : il doit prendre l’avion pour jouer devant un public de trisomiques. « Je l’ai mouché, le mec ! Au chi-fou-mi, le triso bat l’avion ! »

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Cette anecdote est, parmi de nombreuses autres, l’un des passages hilarants de son one-man show, « Thomas VDB s’acclimate » (à l’Européen, à Paris, jusqu’au 26 février) qui se permet de nous faire (beaucoup) rire d’un sujet que lui-même reconnaît « anxiogène » : pas les Toblerone, ni les trisomiques, mais la nécessité de changer nos modes de vie pour donner une chance à la planète.

Faut-il être mal habillé pour sauver la planète ? Thomas VDB nous répond (c’est oui)

L’humoriste de France Inter a, pour cette tâche, une qualité rare : avec ses airs d’ado qui vient de sortir du lit, son sourire de bon copain, vous savez, celui qui « ambiance » les soirées un peu mornes, il ne peut jamais passer pour un sermonneur, l’un de ces « Amish » que l’opinion aime regarder comme pisse-froid. Mais ce qu’il dit fait mouche à chaque fois.

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« Les abeilles, c’est les dauphins des insectes »

Il y a peu, Thomas VDB a quitté Paris pour s’installer, avec sa compagne (l’humoriste Audrey Vernon) et leurs enfants dans une jolie maison de banlieue. « C’est pas un objectif de vie, à la base, d’aller habiter dans l’Essonne… », reconnaît-il. De même que s’il est, sur scène, revêtu d’un large pantalon marronnasse qui lui arrive au nombril et de bretelles, c’est par sens du sacrifice.

« Vous croyez que ça fait plaisir d’acheter des fringues sur le Bon Coin et de ressembler à Charles Ingalls ? Oh ! Je sauve la planète, les mecs ! »« Au début, j’étais hystérique, je chialais beaucoup. Et puis, j’ai fait le deuil de notre civilisation »

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Il admet que d’une manière générale, l’existence écolo n’est pas une sinécure. Surtout en raison du zèle de sa « meuf effondriste », qui ne fait que des gâteaux sans sucre, au sarrasin, à la châtaigne et au petit épeautre – « rien que d’entendre ‘‘petit épeautre’’, t’as la bouche pâteuse ». Ou de ses amis qui lui disent d’élever des abeilles - lui ne les apprécie pas plus que ça, même s’il est un peu honteux de l’avouer, parce que « les abeilles, c’est les dauphins des insectes ».

Derrière la dérision, il parle avec beaucoup de justesse de l’angoisse environnementale qui submerge tous ceux qui ne croient pas à l’antienne « l’humain s’est toujours adapté ». « Il y a bien longtemps, il y a un dinosaure qui a dit ça à un autre ! » tranche-t-il. Il évoque mêmes ses doutes d’artiste-citoyen. Est-ce que monter sur scène et faire rigoler les gens, ne s’apparente pas à un peu à être « l’un des musiciens sur le Titanic » ? On rigole, on rigole, mais beaucoup, dans le public, ont dû sentir la même eau glaciale qui leur montait le long du mollet…