loading_img

Le vêtement devient un jeu d'enfant

Le vêtement devient un jeu d'enfant
06/08/2022

Le vêtement devient un jeu d'enfant

  • Par hggfd
  • |
  • 139 Vues

C'est avec plus de légèreté et un vrai sens du jeu que certaines marques redéfinissent la mode enfantine. La fin de l'ère du «minimoi» aurait-elle sonné? Après la vague des collections «copier-coller» pour la mère et la fille, place désormais aux lignes qui coordonnent les vêtements des petites filles à ceux de leurs poupées. Précurseur en la matière, Bonpoint (3) a donné naissance dès 2008 à Cerise, une poupée de luxe en tissu. Fabriquée par la maison Käthe Kruse, elle possède un dressing qui s'enrichit en même temps que celui de la fillette. «Il y a un côté régressif qui fait craquer les petites comme les plus grandes. Cerise a sa propre modéliste qui réalise des patrons à sa taille dans les mêmes tissus que l'enfant», précise Christine Innamorato, directrice artistique de Bonpoint. Cet hiver, elle a choisi, entre autres, une blouse en Liberty avec son cardigan en maille et un jean en toile brut (175 euros la poupée avec sa tenue) et une robe en soie dorée.

Lanvin Petite décline quatre poupées de chiffon (225 euros chacune). Crédits photo: DR

Chez Dior, c'est Madeleine qui vient tout juste de poser ses valises non loin du sapin de Noël. Il y a de quoi rêver, puisqu'elle possède trois répliques miniatures des modèles phares de la collection fillette. La poupée, baptisée en hommage à Marie-Madeleine, la mère de M. Dior, a été fabriquée en France spécialement pour la maison de couture. Elle est tombée dans le luxe au berceau et attendra patiemment chaque saison son nouveau vestiaire (485 euros le coffret de la poupée avec ses robes). Pour sa première ligne fillette (du 4 au 10 ans, qui sort aujourd'hui), Lanvin Petite (4) décline quatre poupées de chiffon (225 euros chacune). Une partie des ventes sera reversée au profit de l'association caritative Dessine l'Espoir.

Plus accessible, Jacadi propose à l'occasion des fêtes une Corolle drapée dans une robe rouge qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de la petite fille (69 euros). Lili Gaufrette s'essaie à l'exercice de style pour le site de vêtements de poupées mannequins fashionetteparis.com (18 euros la minitenue). Tandis que Les Toiles Blanches se sont contentées de réaliser des vêtements pour leur poupée en tissu Bertille en empruntant les tissus des robes de la marque de mode enfantine Noro. Une formule magique qu'applique Maloup aux garçons, pour ne pas faire de jaloux, avec des doudous oursons coordonnés à ses pyjamas!

ºRaconte-moi une histoire…»

Le vêtement devient un jeu d'enfant

Encore plus élaboré que la poupée, le nouveau concept de vêtement-jouet paraît tout sauf gadget. Au contraire, il servirait de passerelle entre les jeux de l'enfance et le vêtement. «S'habiller ne doit pas être une punition pour l'enfant!», revendique Sophie Demenge, la créatrice française de la marque new-yorkaise Œuf (1) qu'affectionnent ­Gwyneth ­Paltrow et Heidi Klum. Elle a imaginé des vêtements tricotés en alpaga, parmi lesquels des bonnets intégrant un masque de superhéros ou des moufles avec des fausses griffes d'animaux. «Le jeu, c'est le langage des enfants. Qu'ils vivent en ­Bolivie (où les vêtements sont fabriqués, NDLR), à New York ou à Paris, je veux qu'ils s'approprient nos modèles et s'expriment à travers eux. J'aime l'idée qu'ils se racontent une histoire juste en enfilant un de nos bonnets», ajoute-t-elle. Le vêtement ludique, mais pas outrancier (on n'est pas dans le déguisement), est une idée qui commence à séduire tout le monde. Little Marc Jacobs (2) l'avait déjà compris avec ses ballerines souris. De plus en plus de marques semblent prêtes à jouer le jeu. Et elles touchent leur cible.

La veste en molleton dont la capuche se transforme d'un coup de Zip en tête de robot ou de monstre de Stella McCartney Kids (5) affiche régulièrement des ruptures de stock sur le Net (75 euros). Chez ­Robeez, on allie l'utile à l'agréable avec des modèles basés sur le jeu du «caché-coucou». À l'image des livres d'éveil, on soulève la languette pour découvrir un personnage caché en dessous (34 euros). Histoire de frissonner avant le coucher, Du Pareil au Même a imaginé un pyjama vendu avec un masque de chat et une chemise de nuit Petit ­Chaperon rouge avec une cape à capuche amovible. ­Gaultier Junior préfère surfer sur la vague 3D avec un tee-shirt aux motifs en relief vendu avec les lunettes (à partir de 52 euros). À l'occasion des fêtes, Petit ­Bateau met en place un partenariat de qualité en s'associant avec la marque de jeu Djeco. Des pyjamas et des sous-vêtements sont vendus avec un jouet attitré dont le dessin se retrouve imprimé sur le vêtement (Mistigri, Chamboul'Boum, puzzle en bois...).

«Le défi est d'être proche de l'univers de l'enfant sans tomber dans le cliché, note Camille Levai de la marque de chaussons en cuir végétal Easy Peasy. Le vêtement et les accessoires de mode peuvent devenir un jeu pour lui. Notre marque veut dire “fastoche” en anglais et c'est notre philosophie, nous avons envie que les petits enfilent nos chaussons en s'amusant.» La preuve avec leurs paires accompagnées d'un puzzle dessiné par le peintre et grapheur Alexöne (60 euros le set) ou d'une balle en cuir gravé au laser d'un dessin graphique assortis. Le dressing est tout compte fait un formidable terrain de jeux.

LIRE AUSSI:

» 60 boutiques à Paris pour votre shopping de Noël

» Peluches à Paris de Bruno Gibert

Partager