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Mon mari a-t-il son mot à dire sur la manière dont je m'habille ? Cinq conseils (vestimentaires) pour conjuguer féminité, beauté et pudeur Gare à la coquetterie !

Mon mari a-t-il son mot à dire sur la manière dont je m'habille ? Cinq conseils (vestimentaires) pour conjuguer féminité, beauté et pudeur Gare à la coquetterie !
29/03/2022

Mon mari a-t-il son mot à dire sur la manière dont je m'habille ? Cinq conseils (vestimentaires) pour conjuguer féminité, beauté et pudeur Gare à la coquetterie !

  • Par hggfd
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Justine Guy

Vie de couple

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« Son épouse pour lui s'est faite belle », raconte l'Apocalypse à propos des Noces de l'Agneau. Le désir de toute femme de plaire à son époux n'a rien de superficiel, et, pour ce faire, le vêtement tient un rôle non négligeable. Entre les exigences de la mode et celles de la pudeur, comment retrouver le sens du vêtement dans sa relation de couple sans tomber dans l’excès de coquetterie ?

Le premier regard posé sur nous est celui du Créateur, qui nous a faits à son image, donc beaux. De quoi soigner ses complexes – mais aussi éviter de tomber dans la vanité : nous ne sommes pas à l'origine de notre propre beauté. D'ailleurs, cette beauté est moins destinée à nous-même qu'à notre entourage : « Nous sommes les moins bien placés pour nous regarder... Notre beauté est un don de Dieu, mais pas pour nous : c'est pour les autres ! », affirme Marie, qui ajoute : « Quand je croise une belle personne dans la rue, j'ai toujours une pensée de louange. »

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La beauté n'est donc pas un résultat à obtenir mais plutôt un don à offrir, en particulier dans le couple. Quelle femme n'aime pas faire la joie de son époux par sa beauté ? On peut ainsi imaginer, avant le péché originel, Eve tressant sa chevelure de fleurs, ou même Adam ornant ses poignets de bracelets : une manière de rendre hommage au Créateur pour sa création, et de réjouir le regard admiratif de l'autre. Un peu plus proches de nous, la bienheureuse Maria Beltrame Quattrocchi notait dans des journaux de mode français les tenues qui lui plaisaient, et son mari Luigi avait mission de les lui rapporter lors de ses voyages professionnels à Paris : tous deux forment le premier couple béatifié pour la sainteté de leur vie conjugale !

Un regard aimant qui révèle

Parfois, l'excès de coquetterie (comme la négligence vestimentaire d'ailleurs) marque un rapport blessé à son apparence – souvent, un manque de confiance. Le regard d'un homme aimant peut alors être libérateur et rééquilibrant. Jordan témoigne : « Avant, j'avais du mal à laisser mon amoureux me regarder sans maquillage. Et puis, quand nous nous sommes mariés, il a bien fallu qu'il me voie au réveil pas très fraîche... L'entendre dire à ce moment-là que je suis belle m'a fait un bien fou. Maintenant, il m'arrive même parfois de voir du monde sans me maquiller ».

Il s'agit donc moins de se faire belle (comme si on ne l'était pas déjà) que de reconnaître sa beauté singulière (pas forcément conforme aux canons de beauté du moment), et de l'honorer à sa juste mesure pour en rayonner. Notre époux peut jouer ce rôle de miroir bienveillant, de révélateur de nous-même, en nous disant d’abord que nous sommes belle dans ce vêtement, ou parfois en offrant vêtements ou bijoux. Guère étonnant, beaucoup de femmes demandent à leur mari son avis : même si elles ne le suivent pas toujours, elles savent trouver là un regard qui a vu en elle une beauté originelle à mettre en valeur.

Le vêtement au service d'une relation vraie

Mais le vêtement est également là pour nous protéger du regard qui accapare. La Genèse place l'origine du vêtement au coeur de la relation homme-femme : après le péché originel, Adam et Eve se cachent parce qu'ils ont vu « qu'ils étaient nus ». Alors que, jusque-là, ils n'avaient pas honte l'un devant l'autre, ils ressentent désormais le regard de l'autre comme une menace potentielle, qui peut faire d'eux non plus une personne à rencontrer, mais un objet à consommer. Dieu leur fait alors des pagnes de feuilles de figuier, comme une protection nécessaire dans leur relation blessée.

Mon mari a-t-il son mot à dire sur la manière dont je m'habille ? Cinq conseils (vestimentaires) pour conjuguer féminité, beauté et pudeur Gare à la coquetterie !

Ce récit est particulièrement inspirant dans nos sociétés hypersexualisées : une certaine décence vestimentaire permet de ne pas mettre la relation d'emblée sur le mode de la séduction, mais contribue à rendre une rencontre chaste, passant d'abord par le visage et la parole, et donc à créer une relation vraiment personnelle et libre.

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La décence : une question de couple

Dans le mariage, les époux ne forment plus « qu'une seule chair » : la décence du vêtement ne regarde donc pas seulement la femme (ou l'homme d'ailleurs) mais le couple tout entier. « Je porte des vêtements décents non seulement parce que je veux me protéger des regards déplacés, mais aussi par respect pour mon époux, parce que c'est à lui que j'ai donné mon corps, et pas à d'autres hommes », explique Flore. « Quand nous avons une soirée et que je me prépare, je demande toujours à mon mari ce qu'il en pense : d'abord parce que j'aime voir que je lui plais ; mais aussi parce que je suis soucieuse de savoir si ma tenue est correcte vis-à-vis des autres hommes. J'ai l'impression qu'il perçoit mieux que moi ce qui, pour un homme, peut être aguicheur ou pas » confie Marie.

Le sujet est à aborder non seulement par rapport au vêtement en société, mais même dans l'intimité du couple. « Après plusieurs années de mariage, j'ai réalisé qu'il y a des tenues d'intérieur que je ne dois pas mettre si l'on ne veut pas partager un moment d'intimité, témoigne Marie. Non pas parce que mon mari ne me respectera pas, mais parce que ça va créer davantage de désir pour lui et que je ne vais pas lui faciliter la tâche, même sans en avoir conscience ».

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Comment trouver l'attitude ajustée pour plaire à son mari et se faire plaisir ? Des femmes nous livrent leurs conseils vestimentaires et leurs petits secrets.

1. Discuter chiffons avec son mari

C'est le conseil de Flore. « Ça permet de mieux cibler ses goûts – même si je ne les suis pas forcément. Mais surtout, quand j'ai un doute sur la décence d'une tenue, je lui pose la question – et je n'ai pas forcément la réponse attendue... Parfois, si je m'inquiète d'une jupe trop courte, il peut me répondre qu'elle lui semble convenable, mais que le chemisier est transparent ! Ou bien, sur un t-shirt trop décolleté, il peut me répondre : "Non c'est très bien... mais à la maison, juste pour moi !" ».

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2. Distinguer les situations pour adapter les tenues

Bien sûr, en fonction des activités : à la plage ou quand on fait du sport, on ne porte pas les mêmes tenues qu'au travail ou à un dîner. Mais aussi en fonction de l'environnement relationnel. On distingue trois grands milieux relationnels : l'intimité (personnelle et conjugale) ; le cercle familial, qui tolère une certaine liberté vestimentaire (l'endroit parfait pour une tenue "cooconing") ; et les relations sociales (avec leurs différents degrés de proximité) où une plus grande attention est de mise.

3. Ne pas tomber dans un excès de pudibonderie

La pudeur est un juste milieu entre indécence et pudibonderie, deux excès qui révèlent un problème dans notre rapport au corps. Ni exhibitionniste, ni tenue de camouflage, le vêtement doit être seyant. Flore témoigne : « Cette année marque le grand retour des cols hauts et des robes longues. J'en ai essayé une. Réaction de mon mari : "Je n'aime pas cette robe qui te camouffle des chevilles jusqu'aux mâchoires : on dirait une puritaine du XIXe siècle..." ».

4. Dans l'intimité, offrir sa beauté à son conjoint

« Un peu de maquillage, un nuage de parfum, un bijou qu'il m'a offert » confie Marie. De petits riens qui, en plus de mettre en valeur la beauté du corps, peuvent être chargés de signification amoureuse. L'homme n'est pas en reste, qui peut lui aussi porter une eau de toilette ou un bijou qui plaisent à son épouse. « Offrir la beauté de son corps dans la relation conjugale guérit de la tentation mondaine de séduire » ajoute-t-elle.

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5. Soyez inspirée !

Certains codes de pudeur varient selon les cultures : les recommandations de saint Paul, demandant aux femmes de se voiler en public, ne sont pas à prendre au pied de la lettre. A l'inverse, en Occident, où la culture a été marquée par la « libération des mœurs », il semble qu’il reste peu de limites à respecter. Elles existent pourtant, et certains blogs, comme "Femme à part", cherchent à les remettre à l'honneur, en montrant qu'une femme peut être belle tout en étant décente.

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Trop de bijoux, de maquillage, des tenues trop sophistiquées... Vouloir plaire à tout prix peut parfois conduire à la coquetterie. Comment jeûner de cet excès ? Voici cinq remèdes à utiliser sans modération.

1. Interroger son rapport à soi-même

Quel regard est-ce que je pose sur moi-même ? Est-ce par manque de confiance en moi, ou désir excessif de plaire, que je me maquille, que je porte exclusivement tel ou tel vêtement ? A l'inverse, est-ce que je me néglige, par désintérêt (de moi ou des autres), par désespoir ("A quoi bon ?"...) ? Comprendre les motivations profondes de notre relation aux vêtements permet de se mettre en vérité sous le regard de notre Créateur qui, comme un Père aimant, voit toujours la beauté de ses enfants.

2. Théologie et coquetterie : les conseils du docteur angélique

Le philosophe François-Xavier Putallaz, sur le blog "iaquinas", nous rappelle à quelles conditions, selon Thomas d'Aquin, il est légitime d'user de maquillage ou d'apprêt : pour plaire à son époux, pour camoufler un défaut physique... mais en aucun cas pour se rengorger dans sa vanité. Le docteur angélique précise bien sûr que ces recommandations valent aussi bien pour les hommes que pour les femmes !

3. Pratiquer occasionnellement une ascèse de simplicité

« Parfois, je m'abstiens volontairement de porter trop de bijoux ou des tenues trop sophistiquées : notamment pendant le Carême, ou l'Avent. C'est une manière discrète pour moi de "jeûner" de coquetterie, et de retrouver le sens de la parure de fête quand vient Noël ou Pâques », explique Jordan. « En revanche, le dimanche, je soigne toujours ma tenue et celle de mes enfants. »

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4. Une beauté supérieure à celle du corps !

Les Proverbes nous le rappellent : la femme qui a « plus de prix que les perles » est celle qui accomplit des oeuvres de justice, pas celle qui fait tourner les têtes. Ses vêtements sont « force et dignité », tandis que « la grâce est tromperie, et vanité la beauté » (Proverbes 31, 10-31). Un bon chapitre à relire pour relativiser l'importance du vêtement...

5. Un point de vigilance : la justice sociale et environnementale

Aucune beauté n'a de valeur si elle est au prix d'une injustice... Ne pas hésiter à se tourner vers des boutiques de seconde main, locales (c'est mieux, mais il n'est pas toujours facile d'y dénicher quelque chose qui nous convienne) ou en ligne (l'offre est abondante) : une bonne manière de renouveler ses vêtements quand le besoin s'en fait sentir, de manière économique mais aussi écologique ! Il existe également des boutiques en ligne de couturières qui proposent leurs propres produits, conçus et fabriqués dans un souci écologique – à moins qu'on ne veuille développer soi-même ses dons de couturière...